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Réchauffement climatique: soupçons accablants
de fraudes scientifiques dans les rapports du GIEC

Vincent Benard
Son blog: Objectif Liberté

L'actualité autour du "réchauffement climatique" se précipite. Alors que les réchauffistes ont pris pour habitude de lancer des attaques ab hominem contre leurs contradicteurs, généralement vouées à l'échec, deux nouveaux cas de fraude manifeste viennent montrer que les tricheurs et les faussaires sont d'abord à rechercher du côté du GIEC.

Les vidéos de Vincent Courtillot postées ici même il y a deux semaines ont réalisé un score d'audience remarquable (+50% par rapport aux anciens trafics de pointe), et surtout, ont formidablement buzzé, grâce entre autres aux efforts de mes amis du réseau LHC. De nombreux Forums, politiques, écologiques, etc..., les ont relayées.

Certains lecteurs ont, de bonne foi, signalé certains doutes émis il y a quelques mois par des scientifiques français relativement à certains chiffres diffusés en 2007 ou 2008 par V. Courtillot, et relayés en termes agressifs par une certaine presse.  C'est tout à leur honneur, l'esprit critique devant fonctionner dans toutes les directions. Mais un examen attentif montre que la controverse en question, voulue à l'époque par l'establishment réchauffiste pour tenter de discréditer un adversaire encombrant, se retourne contre ses auteurs.

Une polémique qui fait "pschitt"

Alors que ces questions auraient dû relever de la pure contradiction entre scientifiques, normale, respectueuse et policée, une controverse scientifique sur une seule courbe figurant  au milieu d'un papier publié en 2007 par Courtillot et al. a été reprise avec une agressivité inhabituelle par certains plumitifs réchauffistes pour tenter de salir les travaux de recherche de M. Courtillot et de son équipe.

Un des articles cités couramment dans les forums par les réchauffistes et censé démontrer que Courtillot est une sorte d'incapable partial, velléitaire, arrogant et malhonnête, est issu du blog d'un journaliste de libération (oxymore ?), M. Huet. C'est un modèle d'approximations et d'inférences orientées.

Une "erreur" unique sur une courbe dans un papier publié en 2007, due à des données erronées fournies par un organisme tiers, le Hadley center, dont je vais reparler, est montée en épingle pour tenter de discréditer le document et ses auteurs. Puis l'explication donnée par M. Courtillot quant à l'erreur produite est traitée comme une "reconnaissance d'erreur" presque honteuse, de façon à faire croire que M.Courtillot serait un faussaire qui chercherait à faire porter le chapeau de ses erreurs à un membre de son équipe. Les réponses du directeur du Hadley center aux affirmations de Courtillot, que celui ci démontera par la suite (cf. sa conférence de Strasbourg, visible ici), sont citées comme parole d'évangile sans le moindre examen critique. Courtillot (qui est géophysicien, comme Allègre) est devenu l'ennemi n°1 des réchauffistes français à abattre par les moyens les plus discutables.

Sur le fond de la controverse, l'équipe Courtillot a présenté une contre réponse (PDF) puis un nouvel article (PDF) réfutant point par point les critiques de ses contradicteurs, validée (et applaudie en séance publique) par l'académie des sciences, alors que lesdits contradicteurs ont vu leur contre-contre-réponse refusée par la même académie des sciences. Naturelle-ment, sous la plume de Sylvestre Huet, le refus de citer la réponse de Bard à Courtillot est une "censure", et l'accueil de l'académie des sciences à la réponse de Courtillot "curieusement bienveillant" tant "les arguments de Courtillot sont médiocres", sans autre développement. Il ne viendrait pas à l'idée de ce monsieur que peut être, l'académie a considéré que l'article de Courtillot était brillant, et la réponse de Bard d'un moins bon niveau? .

Charles Müller, lui même journaliste scientifique, qui tenait encore à l'époque l'excellent site "climat sceptique", hélas arrêté depuis, a répondu à Huet et un de ses collègues journalistes, M. Foucart, en des termes fort bien sentis que je vous laisse découvrir. Extrait:

Je n'ai rien contre cela, bien sûr, vous faites votre travail de journaliste. Mais voilà, vous le faites sélecti-vement à mon goût. L'objet de cette lettre ouverte est de vous le dire, de le rappeler à ceux qui l'auraient oublié ou de l'apprendre à ceux qui l'ignoreraient. Chacun étant libre de décréter qui a tort ou raison en l'affaire.
(...)
Voilà que vous parlez de courbes tronquées. Fort bien. Mais avez-vous jamais expliqué à vos lecteurs le détail de la fameuse "crosse de hockey", cette courbe qui figurait à la meilleure place du résumé pour décideurs de l'AR3 du GIEC en 2001, cette courbe qui a disparu de l'AR4 du GIEC en 2007 et dont les succé-danés ont été prudemment refoulés dans un chapitre intérieur, avec plein d'autres courbes aux pentes bien différentes ?  Avez-vous détaillé comme vous le faites avec Courtillot et al. l'incroyable méthodologie des articles de Mann 1998 et Mann 1999, à l'origine de cette courbe ? Vos lecteurs savent-ils que l'emblè-me du troisième rapport GIEC ("1998, année la plus chaude du millénaire") résultait de statistiques étran-gement manipulées et de proxies étrangement sélectionnés, pour rester poli et ne pas manier le procès d'intention aussi aisément que vous le faites ? Avez-vous commenté en détail les nouvelles courbes du climat des 1000 dernières années, et par exemple présenté celle donnant l'Optimum médiéval comme plus chaud que notre fin de XXe siècle ? A nouveau, je me trompe peut-être, mais j'en doute.
(…)

Les réchauffistes pourront toujours prétendre que l'académie est à la solde du grand capital ou autres pseudo-arguments de la dernière chance, cela fait désormais long feu. Ajoutons que M. Courtillot, suite à cette polémique, a fait vérifier tous ses résultats par des instituts mathématiques de pointe (Comme l'université Kolmogorov à Moscou), et que suite à ces vérifications, il a continué à présenter ses conclusions, preuve de la confiance qu'il place en elles.

Bref, une minable polémique lancée par quelques réchauffistes craignant pour leur gagne-pain et leur amour-propre visant à discréditer une des rares voix scientifiques qui ose s'élever contre les nombreuses incohérences de la pseudo-science du GIEC fait un misérable pschitt.

Le réchauffisme, un parallèle avec le McCarthysme

Il est à noter que nombre de figures du scepticisme ont du affronter de telles attaques ab hominem. Inutile de revenir sur le traitement "de faveur" dont bénéficie Claude Allègre dans nos médias. Richard Lindzen, responsable du laboratoire de climatologie du MIT, a été traîné dans la boue pour avoir osé être le premier à témoigner au congrès américain (et à être écouté) contre le protocole de Kyoto. Patrick J. Michaels fut accusé d'être à la solde d'Exxon. Bjorn Lomborg, statisticien Danois, qui ose réunir chaque année réunir (à Copenhague !) des sommités scientifiques qui osent, suprême hérésie, conclure de leur travaux que la lutte contre le réchauffement doit être la dernière des priorités des politiciens, fut victime d'une véritable cabale dans son pays, avant d'être rétabli dans sa dignité par son académie des sciences.

Les ayatollahs du réchauffement ne se contentent pas de critiquer leurs opposants mais souvent manoeuvrent pour que ceux-ci subissent des contrecoups professionnels de leurs prises de position, comme Lindzen, encore lui, l'a écrit dans un papier de 2008 traduit en Français par l'inoxydable Jean Martin, et résumé ici. Le réchauffisme est devenu le nouveau McCarthysme du monde scientifique, comme Lomborg l'explique ici.
Mais puisque certains ont tenté de faire passer des scientifiques usant de leur esprit critique pour remettre en question le dogme réchauffiste pour des malhonnêtes, le  GIEC peut il lui même être considéré comme exemplaire à cet égard?

Les deux exemples suivants devraient achever de vous convaincre que certaines personnes du GIEC, qui ont une influence réelle sur le rapport final, ne reculent devant aucun moyen pour trafiquer les résultats de recherche dans un sens allant vers leurs désirs. Et je parle bien de fraudes, pas d'erreurs.

Le Hadley Center a... "perdu" ses données

Dans ses conférences, V. Courtillot évoque ses déboires avec le Hadley Center, qui est pour l'instant encore considéré comme l'organisme de référence pour la collecte des températures maritimes des 150 dernières années, ainsi que de celle des stations terrestres de surface, pour la même période. Le Hadley a refusé de lui livrer ses données brutes, afin que l'équipe Courtillot puisse vérifier si les techniques de "filtrage" du "bruit de fond" par rapport au signal, techniques d'usage normal mais qui doivent être utilisées avec soin pour ne pas modifier les tendances, étaient bonnes.

Courtillot n'est pas le seul a avoir eu ces problèmes. Un scientifique Australien, Warwick Hughes, connu pour être un "sceptique", demanda en 2005 à Phil Jones, patron du Hadley Center, de lui fournir ces données. Jones lui répondit que ces données représentaient 25 années de travail (soit), et, c'est là que cela devient savoureux, "il ne voyait pas pourquoi il communiquerait ses données brutes à quelqu'un qui chercherait à les exploiter pour trouver des erreurs dans leur traite-ment". Bel esprit scientique, s'il en est, que celui d'un homme qui refuse qu'on puisse vérifier si les méthodes qu'il a employées pour débruiter un signal sont valides.

Seulement voilà: Un scientifique réchauffiste de l'université de Georgia Tech, M. Webster, a écrit, quelques années plus tard (juin 2009, c'est tout chaud), avoir reçu ces données brutes, pour une recherche sur la relation entre ouragans et températures. Aussitôt, nombre de sceptiques, dont deux bien connus de ce blog, MM. McKitrick et Mc Intyre, ont demandé à pouvoir disposer de ces mêmes données brutes, au nom d'une loi anglaise, le "freedom of information act". Nouveau refus de Jones. Il est vrai que McIntyre et McKitrick sont célèbres pour avoir démontré que les mesures de température de surface en Amérique du Nord étaient entachées de nombreux biais, forçant le GIEC et la météo américaine à reconnaître que les températures récentes avaient été surestimées, et que les années les plus chaudes du Xxème siècle n'étaient pas les années 90 mais les années 30 (voir ce vieux post...).

Jones a fait valoir à de multiples demandes des arguments tous plus surréalistes les uns que les autres pour s'y soustraire. Entre autres, il a invoqué des "traités internationaux de confidentialité", qui n'avaient en fait rien de substantiels, et enfin, comble du comique de bazar, il a ces dernières semaines affirmé, en réponse à une requête d'un professeur de l'université du Colorado... Que les données brutes avaient été perdues, parce qu'elles avaient été stockées sur des disquettes de vieux format aujourd'hui détériorées, sans sauvegarde, sans rien... .

Ahurissant. Naturellement, cette explication ne tient pas (comment Webster a-t-il eu les données brutes en juin ? ), mais quand bien même elle tiendrait, comment un laboratoire financé à millions par le gouvernement britannique pourrait il justifier un amateurisme pareil?.

Il semble probable, au vu de son attitude, que M. Jones sache quelque chose qu'il ne veut pas que d'autres puissent découvrir. Et à part une erreur grossière de traitement entre données brutes et données "filtrées", on ne voit vraiment pas de quoi il pourrait s'agir. Jones est parfaitement conscient de l'erreur, mais n'a rien fait pour la rectifier depuis au moins 2005 (date à laquelle il a envoyé paître M. Hughes), ce qui est constitutif d'un élément de preuve de fraude, et pas seulement d'erreur.

Les données "filtrées" du Hadley Center sont acceptées comme parole d'évangile par les rapports du GIEC, de nombreux travaux tiers qui y figurent s'appuient sur ces données.  A vous de tirer vos propres conclusions.

Les bidouillages de la crosse de Hockey

Mais cette affaire n'est peut être rien à côté de celle qui concerne LA courbe qui a frappé les imaginations, celle qui a été présentée dans les rapports du GIEC de 2001 et 2007, celle qui tient presque à elle seule la vedette du film d'Al Gore, qui permet à celui d'affirmer que le monde est à l'aube d'une catastrophe climatique provoquée par le CO2 rejeté par l'homme, et à Michel Rocard d'agiter la métaphore terrifiante de la terre transformée en poêle à frire. Il s'agit bien sûr de la célèbre courbe en "crosse de Hockey", qui "montre" un réchauffement soudain et spectaculaire à partir de 1900, que je vous montre ci dessous:

Pour établir cette courbe, son auteur, un certain Michael Mann (rien à voir avec le réalisateur de cinéma), collaborateur de James Hansen à la NASA, et co-auteur du site de référence des réchauffistes, Real Climate, a dû utiliser, pour reconstituer les températures moyennes passées, des données issues de dendrochronologie, une technique d'évaluation des températu-res atmosphériques depuis les anneaux de vieux arbres.

Ceux qui ont visionné la vidéo de Courtillot savent que des botanistes, Moberg, puis Grudd, ont trouvé des erreurs dans la façon dont la dendrochronologie a été utilisée pour établir la courbe de Mann, et que, corrigées de ces erreurs, les courbes font à nouveau apparaître que les températures autour de ce que l'on a appelé "l'optimum médiéval", gommées par la cour-be de Mann, étaient en réalité supérieures à celles d'aujourd'hui, transformant de facto le réchauffement "exceptionnel" des années récentes en "variation normale" du climat au cours des siècles. Naturellement, dans ces deux cas d'espèces, il peut s'agir d'erreurs de M.Mann, rien n'indique qu'il soit un faussaire. Ce sont des matières complexes, errare humanum est.

Courtillot ne cite pas les travaux d'un autre Dendrochronologue, Craig Loelhe, qui parvient aux mêmes conclusions que Moberg, par souci de synthèse, mais cette pièce ajoute encore à la réfutation des travaux de Mann.

Mais ce que Courtillot ne dit pas, sans doute pour rester sur le terrain uniquement scientifique et ne pas prêter le flanc à une accusation de recherche de polémique, c'est que d'autres découvertes très gênantes viennent encore affaiblir la valeur scientifique du travail de Mann, et posent de sérieuses questions sur la rigueur déontologique qui a présidé à l'éta-blissement de ces courbes, pour rester poli.

Dès 2004, McIntyre et McKitrick, encore eux, avaient réussi, après avoir essuyé moult refus (tiens, cela rappelle quelque chose...), à se faire communiquer non seulement les données de Mann, mais aussi les programmes informatiques de trai-tement du signal utilisés pour faire en sorte que différents signaux (la dendro d'un côté, les enregistrements de températures récents de l'autre) aient le même "poids relatif" dans l'établissement des courbes.

Les deux chercheurs indépendants ont pratiqué sur le modèle de Mann un banal test de Monte Carlo. Qu'est-ce que c'est ? Il s'agit d'introduire des données aléatoires dans un modèle et de vérifier que les courbes produites sont bien également aléatoires. Si le modèle mathématique introduit un biais, il y a toutes les chances pour qu'il apparaisse lors des tests de  Monte-Carlo.

Surprise! Toutes les courbes établies à partir de données aléatoires ont fait apparaître une forme... en crosse de Hockey, ce qui tend à accréditer que le modèle de Mann est erroné, car réduisant artificiellement les variations de température vers le plus chaud lors des temps anciens!

Erreur ou fraude ? Il est tout de même très improbable que Mann ait oublié de passer son modèle à la moulinette d'un test de Monte Carlo, qui lui aurait révélé le biais.

Les découvertes de McIntyre et McKitrick ont été confirmées par une commission d'enquête sénatoriale dirigée par un sta-tisticien, M. Wegman.

Des données soigneusement... sélectionnées

Voilà qui devrait déjà suffire à envoyer à la poubelle la crosse de Hockey de Mann, que pourtant, le GIEC a à nouveau fait figurer dans son rapport 2007.

Mais le coup de grâce vient de lui être donné par la découverte de ce que les échantillons d'arbres retenus pour alimenter les données avaient été délibérément... Trafiqués. Autrement dit, les arbres dont les données "dérogeaient au modèle" avaient été délibérément ignorés. Et là, le doute n'est pas possible: il y a bien eu fraude.

L'histoire complète peut être lue sur plusieurs sites anglophones (McIntyre, Watts 1, Watts 2, Financial Post), sur lepost.fr, un très bon résumé court et facile d'accès en Français peut être lu, et l'inévitable Jean Martin en fait son "bonnet d'âne" d'octobre 2009, dans une longue synthèse dont il a secret.

En quelques mots, de quoi s'agit il ? Mann a toujours affirmé que les données de dendrochronologie dont il se servait pour sa courbe, issus des travaux d'un de ses collègues du nom de Briffa, étaient un sous ensemble représentatif d'une collecte de données plus importantes effectuée par Briffa et un autre de ses collègues, Schweingrüber, en 1995. Depuis 11 ans (!), Briffa et Mann ont refusé de livrer leurs données brutes, tant du grand ensemble que de la sélection de données opérée par Briffa et Mann. Tiens, cela a un petit air de déjà vu!

Puis, sous la pression, ils ont du livrer ces données. Cela a permis de constater que le sous-échantillon d'arbres sélectionné par Briffa pour les travaux de Mann n'avait rien de représentatif: seuls le petit sous ensemble d'arbres dont les données de dendrochronologie donnaient une crosse de Hockey ont été conservés.

Si l'on réintègre les données intégrales, la courbe des températures obtenues de l'an 1850 au XXème siècle n'a plus rien d'une crosse de Hockey, comme vous pouvez en juger ici.

En rouge, la courbe avec les arbres sélectionnés par Briffa et Mann. En noir, la courbe avec l'ensemble des données collectées par Briffa et Schweingruber, puis ignorées par Briffa!

Cette sélection orientée des données ("cherry picking" en anglais) qui arrangent l'auteur en fonction d'une conclusion prédéfinie est à l'opposé d'une démarche scientifique et ne peut être qualifiée autrement que du terme de fraude. Une fraude qui est à l'origine de décisions politiques qui coûteront des milliards en mauvaise allocation de ressources à l'humanité. Maddoff a pris 120 ans. Combien pour Mann?

Le GIEC totalement discrédité

Relevés historiques du Hadley Center, courbe en crosse de hockey : Deux des piliers des démonstrations catastrophistes du GIEC, d'Al Gore et autres ministres réchauffistes en exercice de par le monde, sont basées sur une science ouvertement frelatée, falsifiée, par des gens qu'il ne faut pas avoir peur de qualifier d'escrocs, qui, par peur d'être découverts, ont refusé pendant plusieurs années de livrer des données brutes sur lesquelles ils fondaient leurs "conclusions".

Cela, évidemment, laisse planer de nombreux doutes sur le sérieux des conclusions des autres pans des rapports du GIEC, notamment tous ceux relatifs aux conséquences du "réchauffement", qui ont déjà fait l'objet de nombreuses controverses, dont le lecteur patient trouvera les synthèses sur le site de Jean Martin.

On sait désormais dans quel camp sont les tricheurs. Ceux qui sont prompts à dénoncer chez tout sceptique, par foi aveugle envers les rapports du GIEC, un "négationniste", un "sociétaire des amis de la terre plate", un "fossoyeur de la planète" et un "menteur sous la coupe des lobbys pétroliers", devraient se poser des questions quant aux motivations réelles de ceux qui commettent de telles manipulations pour tromper délibérément décideurs politiques et populations.

L'attitude très dérangeante des politiques

Face à de tels cas de fraude manifeste, le gouvernement britannique aurait dû faire saisir immédiatement les données du Hadley Center, et diligenter une enquête du Yard sur les causes de telles dissimulations. Quant au gouvernement améri-cain, il est tout de même curieux qu'il n'ait pas sur le champ signé la lettre de licenciement de Michael Mann, employé de la Nasa. Quant au GIEC, seule sa dissolution, suivie d'une réorganisation de la recherche climatologique sous l'animation d'institutions  scientifiques habituées de ce genre de problématique, visant à dépolitiser ses résultats de recherche, paraît de nature à lui redonner un peu de  sérieux.

Rien de tout cela ne se produit. Obama continue de faire pression sur le Sénat pour faire adopter le Waxman Markey Bill, qu'il a réussi à faire passer de justesse à la chambre. Quant au gouvernement britannique, il finance et diffuse des spots purement Goebbelsiens à destination des enfants du pays, dont je vous laisse admirer les vidéos sur le site officiel. Il faut dire que même des journalistes réputés plutôt réchauffistes de la BBC n'y croient plus guère... Dans ces condi-tions, la propagande étatiste risque de se retourner contre ses auteurs.

Quand à l'ONU (maison mère du GIEC), elle continue de préparer Copenhague, en modifiant subrepticement ses documents préparatoires lorsque des références litigieuses (pour le moins) y sont repérées (voir la deuxième partie ce "bonnet d'âne" d'octobre 2009 par J.Martin)... Bidouillage as usual.

Notre gouvernement français ne vaut pas mieux, lui qui s'apprête à faire adopter un volet n°2 de lois  dites "Grenelle" qui vont à tout coup gravement handicaper notre économie et le pouvoir d'achat des ménages, qui n'ont pas besoin de cela en ce moment.

Je laisse l'étude des motivations de ces gouvernements à plus tard, mais force est de reconnaître que ces gens ne peuvent pas ne pas être informés que la valeur scientifique des travaux du GIEC prête de plus en plus à suspicion. Si ils refusent de s'informer, c'est une faute professionnelle. Si ils persistent à vouloir promouvoir des agendas "carbonicides" envers et contre toutes les évidences, alors ils sont complices de la fraude, et ils doivent rendre des comptes.

Sur ce dernier point,  la société civile ne doit pas en rester pas à de simples dénonciations sur internet. Nous devons passer en mode "combat". Mais cela fera l'objet d'écrits ultérieurs.



Post scriptum: quand il n'y en a plus, il y en a encore. A moins d'une heure du bouclage, je tombe sur une perle. Pas le temps de réorganiser l'article, un post scriptum suffira.

Encore un lièvre bien curieux levé par plusieurs scientifiques et relaté ici par le canadien Yves Pelletier. Visiblement, le GIEC a pris pour hypothèse que le temps de persistence d'une molécule de CO2 dans l'atmosphère était de 100 années. Il ignore en cela une petite quarantaine de recherches estimant, par plusieurs méthodes différentes, ce temps de réma-nence entre 5 et 20 ans, avec une moyenne autour de 10. Oh, et faut il le préciser, ces 37 recherches datent toutes d'avant 1997, date à laquelle un article de Segalstadt, de l'université d'Oslo, les a recensées. Il y a pu en avoir d'autres depuis. Segalstadt, déjà, en déduisait que les hypothèses du GIEC relèvent du dogme et non de la science, et expli-que les fautes de raisonnement du GIEC qui conduisent à des durées erronées.

Naturellement, le GIEC s'en tient à son hypothèse d'un temps de rémanence du CO2 rejeté par nos activités de 50 à 200 ans, ignorant 37 travaux contradictoires diffusés depuis maintenant 12 ans, sans bien sûr se donner la peine d'expliquer pourquoi il rejette ces 37 travaux... Erreur, ou volonté de tromperie ? Je vous laisse juge.



Post post scriptum: Si une personne découvre la controverse aujourd'hui à travers cet article, après avoir cru sans méfiance la propagande des gouvernements et du GIEC, rappelons qu'il ne s'agit pas ici de quelques contestations de scientifiques isolés ou de divagations de scientifiques solitaires. Plus de 31 000 scientifiques dont 9000 titulaires de PhDs ou équivalents ont signé une pétition (voir le site petition-project.org) affirmant qu'il n'y a aucune preuve réelle de ce que nos rejets de CO2 sont susceptibles d'entrainer une augmentation catastrophique des températures sur terre. Le site de Petition project alimente sa pétition d'un "contre résumé scientifique" à l'usage des décideurs que les anglophones peuvent lire ici (environ 24 pages une fois imprimé), évidemment lu et relu "par les pairs" à maintes reprises, et citant environ 100 références scientifiques de grande qualité (sur 132 notes, certaines étant citées en double, d'autres provenant d'Al Gore ou du GIEC). Je copie colle la conclusion:

There are no experimental data to support the hypothesis that increases in human hydrocarbon use or in atmos-pheric carbon dioxide and other greenhouse gases are causing or can be expected to cause unfavorable changes in global temperatures, weather, or landscape. There is no reason to limit human production of CO2, CH4, and other minor greenhouse gases as has been proposed (82,83,97,123).

We also need not worry about environmental calamities even if the current natural warming trend continues. The Earth has been much warmer during the past 3,000 years without catastrophic effects. Warmer weather extends growing seasons and generally improves the habitability of colder regions.

As coal, oil, and natural gas are used to feed and lift from poverty vast numbers of people across the globe, more CO2 will be released into the atmosphere. This will help to maintain and improve the health, longevity, prosperity, and productivity of all people.

The United States and other countries need to produce more energy, not less. The most practical, economical, and environmentally sound methods available are hydrocarbon and nuclear technologies.

Human use of coal, oil, and natural gas has not harmfully warmed the Earth, and the extrapolation of current trends shows that it will not do so in the foreseeable future. The CO2 produced does, however, accelerate the growth rates of plants and also permits plants to grow in drier regions. Animal life, which depends upon plants, also flourishes, and the diversity of plant and animal life is increased.

Human activities are producing part of the rise in CO2 in the atmosphere. Mankind is moving the carbon in coal, oil, and natural gas from below ground to the atmosphere, where it is available for conversion into living things. We are living in an increasingly lush environment of plants and animals as a result of this CO2 increase. Our children will therefore enjoy an Earth with far more plant and animal life than that with which we now are blessed.


Il faut en finir avec le lyssenkisme climatique.


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